lundi 7 décembre 2009





dimanche 6 décembre 2009

Les sachets de thé


L e sachet de thé utilisé, puis oublié sur un coin de table, entre temps il a séché et a pris une forme "chiffonnée", flétrie ainsi qu'une légère teinte brune. Ainsi commence ma série des sachets de thé...

lundi 30 novembre 2009

Petite édition "des pièces en chocolat"

mercredi 25 novembre 2009

8rue louis Roguet, 1er étage, porte droite, table basse.

lundi 23 novembre aux environs de 17h


C’est une petite table en bois brun verni de forme carrée et d’une cinquantaine de centimètres au côté. Aux quatre coins du plateau sont plantés de gros clous de métal noir. Les pieds sont décorés de moulures rappelant le style colonial, l’un d ‘eux trop court crée un déséquilibre qui fait tanguer la table.
Beaucoup trop de choses sont posées sur celle-ci, au premier plan deux tasses, l’une rouge avec une petite cuillère l’autre vide et grise, elles ont servi le thé de 16h. Entre elles se trouve un petit pot en verre rempli de sucre cristal, son couvercle en plastique blanc est posé à gauche de la tasse grise. Encore plus à gauche, jouxtant le couvercle se trouve une boîte en carton de sucre cristal posée sur une feuille de papier blanc pliée en deux (notes?).
Derrière le paquet, une bouteille en plastique vert ayant contenu de l’eau, à sa droite et en partie caché par la tasse grise, on aperçoit un pot en verre de pâte à tartiner. Juste derrière cette même tasse, entre le pot de sucre et de pâte à tartiner trône une demie bouteille de lait en plastique blanc.
En arrière plan, (et passant au dessus de la bouteille de lait) on peut voir un emballage cartonné ayant contenu des truffes au chocolat (dégustées avec le thé de tout-à-l’heure), à sa droite derrière la tasse rouge se tient la cafetière Italienne en métal (deux tasses) offerte à Noël par mes grands parents, à présent elle est vide jusqu’à demain matin.

dimanche 22 novembre 2009

cellules et graines en mitose




Du grec mi-, en deux, et de la racine tom-, qui indique une coupure (par exemple, lobotomie, un tome de livre, tomographie), la mitose désigne les évènements chromosomiques de la division cellulaire. Il s'agit d'une duplication « non sexuée » (contrairement à la méiose). Division d'une "cellule-mère" en deux "cellules-filles".
Wikipédia

Cette notion de "coupure"de duplication est importante, ainsi "l'ordinaire" comporte des événements "naissances", des sites propice a la germination.L'extra-ordinaire surgit d'un hasard de composantes (comme les chromosomes quant un ovule rencontre un spermatozoide).

vendredi 20 novembre 2009

Septembre

J'ai récupéré des photos de l'éxpo/vitrine que j'ai réalisé pour la boutique A4 Paper shop à Paris en septembre et qui vient de s'achever.


A4 Paper Shop
104 Rue Rennes, 75006 Paris
01 53 63 09 44

lundi 16 novembre 2009

encore des expérimentations plastiques



Je continue d'interroger le quotidien en combinant tissus, découpages, dessins et typographie brodée. Je cherche "ce qui se trouve derrière le papier peint".

dimanche 15 novembre 2009

A propos des "marges a droleries"


Comme le dit Jurgis Baltrusaitis, "l'essentiel est dans la marge", c'est l'erreur qui est révélatrice.

"C'est l'ordre qui créé le désordre", ainsi les marges des manuscrits du moyen-âge se peuplent d'un univers libéré du discours religieux et issu de l'imagination du moine.
Les marges mettent aussi en scène un "monde à l'envers", où les lapins poursuivent les chiens et où les animaux jouent la mascarade des passions humaines, c'est l'expression d'une contestation de la société.
Grâce à ces Drôleries, on a accès au parti pris, au libre arbitre, au banal qui prend sa place là où il en reste.

Jean Wirth, Les marges à drôleries des manuscrits gothiques (1250-1350): extrait

Le décor qui fait son irruption à partir du XIIIe siècle dans les marges des manuscrits fascine, interroge, déroute. Des animaux, des êtres hybrides, mais aussi des femmes et des hommes viennent entourer le texte et remplir les espaces vierges de la page. On les appelle des drôleries, représentations parodiques, transgressives, insolites, profanes ou profanatrices, satiriques, voire même irrévérencieuses. De 1200 à 1350, un nouveau décor marginal, d’abord codifié dans les ateliers parisiens, puis dans le Nord de la France, en Angleterre, enfin en Italie, en Espagne et en Allemagne, revendique sa progressive autonomie dans des ouvrages essentiellement religieux, psautiers ou livres d’heures par exemple.

Il n’empêche que ces décors, entre sacré et profane, entre dérision et condamnation, portent, à la marge et sur un mode comique, parodique et transgressif, un regard autre sur la société et le monde médiévaux. Loin de gloser le texte qu’elles entourent, les drôleries sont le plus souvent dans un rapport dialectique avec les images principales qui décorent la page. Par exemple, le combat de David et Goliath se voit souvent « redoublé par une joute et la musique du psalmiste par celle des jongleurs ».

notes d'après l'infra-ordinaire de Georges Perec

Dans l'infra-ordinaire, Georges Perec s'interroge sur "ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons", et cherche à révéler cette réalité, vérité de l'existence présente dans la vie ordinaire.

"Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l'évident, le commun, l'ordinaire, l'infra-ordinaire, le bruit de fond, l'habituel, comment en rendre compte, comment l'interroger, comment le décrire?"

Mais nous n'interrogeons pas l'habituel, nous ne l'interrogeons plus car nous y sommes habitués. "Nous le vivons sans y penser" comme si cet aspect de notre vie ne pouvait rien nous apporter, nous révéler. Ainsi "nous dormons notre vie d'un sommeil sans rêves", tout ce qui est dit dans les médias ne me concerne en rien, ne trouve aucune résonance ne pose aucune question en moi, alors que l'habituel et le commun semblent pouvoir révéler le sens de notre existence."où est-elle notre vie ? Où est notre corps ? Où est notre espace ?".

Comment faire pour sublimer ces "choses communes", , comment leur donner un sens pour qu'elles puissent nous parler de "ce qui est, de ce que nous sommes".

"interroger ce qui semble avoir cessé a jamais de nous étonner".

jeudi 12 novembre 2009

Dernière expérimentation

mardi 3 novembre 2009

lundi 2 novembre 2009

jeudi 29 octobre 2009

Irving Penn


Comment des "objets du quotidien peuvent devenir "ultra" plastique.

Le quotidien peut ressembler à une cage, dans laquelle nos grains créatifs se débattent sans pouvoir s'échapper ni se développer. Pourtant il suffit de peu pour que la cage castratrice se métamorphose en serre dans laquelle la gestation est possible. C'est comme cela que le gris devient bleu...

mercredi 28 octobre 2009

Extrait de "éloge de l'ombre"

D'aucuns diront que la fallacieuse beauté créée par la pénombre n'est pas la beauté authentique.
Toutefois, ainsi que je le disais plus haut, nous autres Orientaux nous créons de la beauté en faisant naître des ombres dans des endroits par eux même insignifiants.[...]Je crois que le beau n'est pas une substance en soi, mais rien qu'un dessin d'ombres, qu'un jeu de clair-obscur produit par la juxtaposition de substances diverses."